Blouse ou pas blouse ?
Les facteurs environnementaux sont reconnus comme des éléments importants dans les soins aux personnes atteintes de troubles cognitifs. Parmi ces facteurs, celui de l’apparence des soignants et plus particulièrement de leurs vêtements a été soulevée.

 

Afin d’évaluer l’impact des tenues de ville des soignants sur les résidents des Unités de Soins Spéciaux (USS), la Fondation Korian en partenariat avec le Département de Psychologie PavéA (Psychologie des Âges de la Vie et Adaptation) de l’Université François Rabelais de Tours ont conduit une étude originale nommée Street Clothes (STRECLO) dans les maisons de retraite du groupe Korian. Cette recherche observationnelle visait à démontrer que l’amélioration des relations des résidents avec les autres résidents mais aussi avec les soignants pouvait être observée grâce au port de vêtements de ville par les soignants.

L’étude a été menée des maisons Korian situées en Indre-et-Loire (37) pendant six mois (de juin à décembre 2017). Il s'agissait principalement de filmer les résidents de ces établissements sur une période de 6 mois : les soignants portaient l'uniforme puis des vêtements de ville pendant deux périodes consécutives de trois mois. Trois mesures des résultats ont été observées :  

  • les comportements des résidents
  • le contenu des conversations
  • les interactions proximales entre les résidents et les soignants 

 

Les résultats de l’étude ont montré que lorsque les soignants portaient des vêtements de ville, on observait :

  • une plus grande sollicitation et moins d'anxiété chez les résidents
  • un contenu de conversations entre résidents et soignants qui comprenait plus d'informations personnelles et moins de santé
  • une interaction plus proximale entre soignants et résidents

 

À notre connaissance, il s'agit de la première étude qui a examiné les effets à long terme sur les résidents et les professionnels portant des vêtements de ville. Elle a démontré l'avantage potentiel de ne pas porter d'uniforme sur la qualité de vie des personnes en Unité de Soins Spéciaux.  

Ainsi, le port de vêtements de ville par les soignants pourrait être intégré dans la pratique de soins et représente un moyen prometteur d'améliorer la qualité de vie des résidents atteints de troubles cognitifs.

Objectifs : Contribuer à la réflexion sur l'effet potentiel du port ou non-port de la blouse par les soignants :
- Quels effets sur la communication des personnes âgées souffrant de maladie d'Alzheimer en maison de retraite ?
- Quel est le point de vue des soignant(e)s sur le port ou non de la blouse ?

Une étude intitulée STRECLO (Abréviation de Street Clothes) a été menée à l’initiative de la Fondation Korian pour le Bien-Vieillir, en partenariat avec le laboratoire Psychologie des Ages de la Vie et Adaptation de l’université François Rabelais à Tours

Réalisée au sein d’unités Alzheimer de trois maisons Korian situées en Indre-et-Loire (37) pendant six mois (de juin à décembre 2017), celle-ci a eu pour objet l’observation de l’impact de la tenue vestimentaire des soignants (tenue civile / blouse) vis-à-vis des résidents présentant des troubles neurocognitifs.

Il s’agit de la première étude comparant, sur du moyen terme, les effets du port et du non-port de la blouse professionnelle chez les soignants.

Les résultats mettent en évidence que l’absence de la blouse réduit la distance « institutionnelle » entre résidents et soignants et conduit les résidents à se sentir davantage « comme chez eux », avec plus de conversations personnelles que liées à la santé.

Université Rabelais Tours

Les équipes de l’Université François Rabelais, de la Fondation Korian et des établissements participants réunis pour la restitution des résultats de l’étude le 15/05/2018 à Tours.