Marseille dans les années 50 racontée dans le livre "Territoires et mémoires de Vies"

La Fondation Korian donne la parole aux aînés dans son ouvrage "Territoires et mémoires de Vies" ! 

L’une des missions de la Fondation Korian pour le Bien-Vieillir est de donner la parole aux aînés et de porter leurs voix, leurs histoires de vie, transmettre et valoriser leurs expériences. Dans  cet ouvrage intitulé "Territoires et Mémoires de Vies", la Fondation Korian cède la parole aux résidents qui vivent en maison de retraite. En effet, depuis 2 ans, la Fondation étudie les territoires et l'impact que les lieux de vie peuvent avoir sur notre histoire. C'est la ville de Marseille qui est ici à l'honneur ! Les résidents des maisons marseillaises Korian la Loubière, Périer, les Parents et Mistral ont été ravis de prendre part à ce projet qui leur rend joliment hommage.

"En allant à la rencontre de résidents dans quelques établissements Korian, je n'imaginais pas à quel point ces femmes et hommes allaient m'émouvoir par leurs histoires et leur résilience..." évoque Régine Zohar, biographe professionnelle, qui a retranscrit de manière vivante et authentique la parole des aînés : leurs parcours de vie inspirants, leurs passions, leurs amours... Des restitutions riches en émotions et en souvenirs qui prennent la forme de témoignages aussi touchants qu'enrichissants. 

"En effet, cette transmission répond à un besoin fondamental : se sentir utile et vivant. Car si les générations présentes ne bénéficiaient pas des acquis des précédentes, il n’y aurait pas d’évolution !" témoigne Aude Letty, déléguée générale de la Fondation Korian. 

Nous vous souhaitons une bonne lecture !

 

 

témoignages

Lorsque j’ai reçu l’ouvrage de Régine Zohar, Territoires et Mémoires de vies : c’est tout naturellement que j’ai inséré son texte dans mon livre de souvenirs d’enfance que je venais de terminer d’autant plus volontiers que cette rencontre entre ces tourtereaux m’avait échappé. J’ai trouvé ce texte criant de vérité, j’ai reconnu tout de suite le style, le vocabulaire qu’elle employait et j’applaudis au talent de Régine qui a su si bien retranscrire les pensées de ma mère. Mes enfants, mon frère, mes neveux ont lu ce chapitre et ont eu la même émotion que moi sur le soin apporté par Régine à la retranscription des souvenirs de ma mère. Chacun a eu les larmes aux yeux, la nostalgie de ce passé si bien évoqué et le manque de ne plus avoir notre mère pour la féliciter de ce beau témoignage. Voilà quelques propos que j’ai reconnus dans ce chapitre intitulé la vie se construit avec amour. Comment mimi a rencontré Aimé.

Beau garçon toujours propre sur lui…toujours de bonne humeur, c’est vrai il n’a pas d’instruction mais c’est un gros travailleur brave et honnête

, il disait que j’étais la tête et lui les jambes, il allait voir ses chambres à bananes même le dimanche car si les bananes étaient trop muscades c’était la catastrophe. On s’est marié le 4 décembre 48 jour de la sainte barbe… (et longtemps après la mort de papa, tous les 4 décembre elle nous disait aujourd’hui nous fêtons nos 40 ans ou autre date de mariage comme si elle vivait encore en couple). 

La dernière phrase évoque bien l’esprit confus de celle-ci entre le passé et le présent : il paraît qu’il est mort, (mais chaque jour elle croyait qu’il allait arriver) alors quand je vais sortir et que je l’aurai plus, ça vas être atroce, qu’est-ce que je vais devenir ? Je regrette que ma mère ne m’en ait pas parlé mais c’est normal car elle n’avait plus sa mémoire immédiate.

En outre en 2020 nous étions au cœur de la pandémie et les conditions de confinement étaient drastiques mais imposées par les autorités de santé. Ce que je ne regrette pas c’est que moi aussi je recopiais sur un cahier ses souvenirs sur ses origines et je les lui lisais la fois suivante et elle adorait les commenter et préciser certains faits. Je remercie encore une fois Régine pour ses talents de biographe.

 

 

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