Note de position du Cercle Vulnérabilités et Société sur la fin de vie en EHPAD
A partir de l’affirmation de grandes orientations, illustrées par des propositions pratiques ciblées, cette note, à laquelle la Fondation Korian a contribué, ambitionne d’aider les EHPAD à être, en raison de leurs caractéristiques propres, des lieux de référence dans la manière de mieux accompagner la fin de vie, améliorant en cela la qualité de la vie jusqu’au bout.

La culture de la fin de vie en France, bien qu’insuffisamment développée, résulte en grande partie des avancées des soins palliatifs au cours des quarante dernières années. Tout en se nourrissant largement de leurs principes et de leurs apports autant médicaux que philosophiques, le développement d’une politique de la fin de vie en EHPAD doit se faire à partir du contexte spécifique du vieillissement, en résistant à la tentation de dupliquer tel quel ce qui se fait déjà dans le champ sanitaire.

Parce que la fin de vie devrait pouvoir y être évoquée de manière plus explicite, parce que l’horizon n’est plus le rétablissement, mais la préservation de la qualité de vie, parce que la temporalité y est plus lente et plus longue, parce qu’ils s’inscrivent dans un cadre au moins autant social que médical, les EHPAD se prêtent sans doute mieux que le système sanitaire à la définition et à la mise en place de nouvelles politiques d’accompagnement de la fin de vie.

Celles-ci devraient se fonder sur une approche explicitement globale (de la personne) et systémique (de son environnement), en s’inspirant des apports des soins palliatifs, pour les adapter au contexte spécifique du vieillissement en établissement.

Lieux de vie, de fin de vie et de mort, les EHPAD sont, de fait, les lieux obligés pour élaborer les nouvelles pratiques d’accompagnement de la fin de vie répondant aux défis sanitaires, psychiques, sociaux et sociétaux de demain. Pour ces raisons, ils ont la responsabilité et l’obligation de participer activement à l’enrichissement des cadres de référence en la matière.

« "Deux ans après, on a beaucoup progressé". Toutefois, "il reste des lacunes" : les "directives anticipées sont insuffisamment prises en compte", mais aussi "la formation des professionnels et les ressources spécifiques, les infirmiers en pratique avancée pouvant être une piste." : Aude Letty, déléguée générale de la Fondation korian

Consultez la note sur le site du Cercle Vulnérabilité Société

LA PRESSE EN PARLE