Episode 2 - Soignante, une vocation ?

"J'avais envie d'aider"

 

Christiane est belge et choisit de devenir infirmière pour porter le même uniforme que celui dont est vêtue Elisabeth, la Reine de Belgique, qui s’engage comme infirmière pendant la 1ère guerre mondiale. Suzanne économise l’argent qu’elle gagne à l’usine pour devenir infirmière.

Olga intègre l’école des bleus de la Salpêtrière grâce à une enseignante qui la prend sous son aile. Les mauvaises langues prétendent aussi que des filles font ce métier dans l’espoir d’épouser un médecin. Mais nous n’en avons pas rencontré !

Isabelle, Mimi, Simone découvrent l’hôpital comme agents hospitaliers. « Il y avait du travail et c’était mieux payé qu’à l’usine ». Elles s'y plaisent et deviennent aide-soignante.

Marcelle deviendra cardiologue grâce à celui qui venait soigner son grand-père et à qui, petite, elle posait tant et tant de questions.

 

J'ai été touchée par le souvenir de l'ancienne élèves infirmière de l'AP-HP qui portait un uniforme proche de celui d'une bonne soeur et à qui il était défendu de se maquiller. Soignante relevait alors de la vocation. On comprend pourquoi le mouvement infirmier de 1988 s'est appuyé sur le slogan "Ni nonnes, ni bonnes, ni connes" Véronique Châtel, journaliste indépendante et essayiste

 

repères